Classification des vins chinois

 

Par Alexandre Abellan In Vitisphère

 

Au pied des monts Helan, le vignoble de Ningxia revendique le titre de meilleur producteur de vins chinois. Et veut le faire savoir avec la création du premier classement officiel des vins chinois. Adopté en février par le gouvernement régional, son décret d’application est en vigueur depuis le premier mars. En attendant qu’une liste soit diffusée, son cahier des charges est connu avec la création de 5 niveaux de crus, comme le classement en 1855 du Médoc et de Sauternes. Mais contrairement à son modèle, globalement inchangé depuis 1855, le classement du Ningxia sera réévalué tous les 2 ans, sauf les premiers crus (tous les 10 ans).

 

« Pour candidater à l’entrée dans le système de classification, les vignobles de la région devront remplir 10 conditions » précise le site chinois WinesInfo (traduit par le service de veille de l’ambassade française de Pékin). Il est notamment demandé aux domaines candidats de réaliser l’ensemble des opération viti-vinicoles sur la propriété (pas d’achat de raisins donc), de ne mettre en production que des vignes d’au moins cinq ans, d’afficher des rendements se trouvant 7 et 11 tonnes/hectare… Sans oublier une dégustation qualitative sur plusieurs millésimes, mais aussi de déployer une activité oenotouristique. Lancée en 2013, cette procédure a suscité de nombreuses critiques, considérant le classement trop précipité par rapport à la jeunesse du vignoble du Ningxia, comme le rapporte la revue Decanter.

 

La province de Ningxia accueillerait 34 000 hectares de vigne selon la revue Le Pan, qui y comptabilise 72 wineries, dont celles des groupes LVMH (Domaine Chandon), Pernod Ricard (Helan Mountain) et Torres (Silver Heights).